Suivi et sauvegarde

Petit blaireautin deviendra grand ou pas ...

 
Pour continuer l'histoire laissée en suspens depuis juin,  voici des nouvelles de nos amis les Blaireaux.

 

Quelques renseignements glanés auprès de Virginie Boyaval ont été complétés par la conférence qu'elle a tenue lors des récentes 5èmes Rencontres Mammalogiques Picardes  organisées par le CPIE des Pays de l'Oise.
Nous avions laissé nos trois compères Chipouille, Gribouille et Papouille, maintenant sevrés,  dans l'enclos forestier, antichambre de leur réinsertion en forêt.

 


Dans l'enclos

L'intermède de l'enclos permet  aux blaireaux d'apprendre à vivre dehors, à faire leur ce nouvel  environnement qu'est la forêt,  ainsi que le terrier dont une première ébauche a été construite par Virginie

Celui-ci a vite été colonisé et agrandi par les trois terrassiers ! Dès les premiers temps, l'instinct de méfiance est revenu très vite, les blaireaux se réfugiant au moindre bruit dans leur terrier. De même, instinctivement redevenus nocturnes, il a fallu recourir aux pièges photos pour suivre leur évolution.
Puis en juillet l'enclos fut ouvert, laissant le libre-choix d'aller et venir.  Il est important de souligner que la parcelle adjacente à l'enclos est privée, et que le propriétaire s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas cette horrible pratique du déterrage ("vénerie sous terre")  dans sa propriété.

 

Suivi  télémétrique
Chipouille et Gribouille furent équipés d'un collier émetteur dans le but d'assurer leur suivi télémétrique.  Rapidement,  Chipouille a perdu le sien...  Dès mi-août, l'enclos est définitivement abandonné, montrant ainsi  qu'ils étaient redevenus totalement autonomes pour la recherche de nourriture.

 

Une fin tragique
Malheureusement, le suivi télémétrique fut de courte durée. Le 27 septembre, Gribouille a été mortellement heurté par un véhicule lorsqu'il tentait de traverser une route.
Révélant par là, si besoin était, combien les routes représentent une menace pour la faune sauvage. Tant en impact direct, avec des collisions telles celle dont a été victime Gribouille,  que par le morcellement et la modification des habitats que ces routes induisent... 
En guise de conclusion, malgré la douleur  de la disparition de Gribouille, Virginie retient tout le positif de son action. La  réhabilitation  a bien fonctionné,  les  blaireaux  ont retrouvé leur instinct naturel  : recherche de nourriture, méfiance des  humains  et mènent maintenant une vie libre et sauvage, au cœur de la forêt !

 

 

Pour en savoir plus :  lien vers l'association  Meles

fondée par Virginie Boyaval  :   http://www.meles.fr


(Crédits photos :  Virginie Boyaval  et Rémy Ricau)