Suivi et sauvegarde

Des nouvelles des petits blaireautins

 

 Pour ceux qui étaient à la journée "découverte des blaireaux" en mars dernier : souvenez-vous, lors de la présentation des actions de Meles*, du sauvetage par Virginie Boyaval de deux blaireautins

: Chipouille, la femelle toute dégourdie et Gribouille, le petit mâle un peu plus jeune. Tous deux, à l'époque, étaient complètement dépendants, nourris au biberon.
Quelques temps après notre passage,  un troisième larron est venu agrandir la famille. Tout affaibli et particulièrement chétif,  Virginie était très inquiète pour lui, hésitant à le mettre avec les autres. A force  de soins prodigués avec  patience et  dévouement ses petits protégés ont grandi et forci.

Lui offrant même un moment de belle surprise : souhaitant le mettre à l'abri de la tonique énergie de ses "frère et sœur", Virginie laissait Papouille dormir à l'abri, dans une cage à lapin, mais néanmoins à leur contact. Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver un matin, les trois dormant les uns sur les autres... Qui avait ouvert la cage et comment ?? les blaireautins garderont leur secret  et Virginie une belle image dans la tête !
Tous trois se sont maintenant bien développés, à tel point qu'ils ont désormais quitté leur domicile humain, pour rejoindre l'enclos forestier les préparant à leur retour dans la nature.  Celui-ci devrait se faire courant septembre...
Un bel affût
Toutes ces bonnes nouvelles m'ont été données par Virginie qui m'a fait le plaisir de m'emmener affûter le blaireau en forêt de Compiègne.
En place vers 19h, surveillant sans cesse le vent assez vif de ce soir-là,  parce que toute senteur humaine aurait ruiné l'espoir de les voir sortir, Virginie a capté le premier animal à l'odeur ! celui-ci a pointé son museau à 21h20. Rapidement suivi d'un deuxième... c'est au total cinq blaireaux qui sont sortis. Nous offrant le spectacle de leur intimité : les petits jouant à se battre, leur lutte ponctuée de grognements comiques ; un autre s'est fait remarquer  par de grands "scratch, scratch, scratch..." peignant énergiquement son pelage de sa patte griffue ;  allant et venant sous nos yeux, parfois si près que nous laissions tomber les jumelles...
Bonheur intense d'une obs privilégiée ; comprenant doublement le message de l'association Meles : mieux faire connaître cet animal discret et sensibiliser  à sa protection ; car il est, en effet,  toujours chassé par la cruelle pratique du déterrage (vénerie sous terre).
J'avoue que sur le chemin du retour,  après ces quelques heures passées ensembles, quand Virginie m'a appris qu'actuellement un "concours" de déterrage était en cours d'organisation et que le terrier que nous avons observé était potentiellement menacé, l'impact fut fort !


*Pour en savoir plus : un lien vers l'association Meles fondée par Virginie Boyaval  http://www.meles.fr/

 

(Crédit photos : Rémy Ricau)